
Ici la hollande, 2 mois d’arrêt, attention a la fermeture des portes…
Me voici donc installé à Wageningen, dans la grande université agricole de Hollande. C’est en fait une petite ville, dont la moitié de la population doit être étudiante. L’université est spécialisée en agriculture et développement agricole. Pour ma part je travaille dans le laboratoire Alterra, spécialisé en sciences environnementales. Je suis attaché au groupe de Koenz Kramer , biologiste et informaticien modéliste(pour éviter la galère professionnel dans les années 80). Le projet actuel consiste à modéliser l’aptitude des ecosystemes à revenir à leur état initiales suites à des perturbations (notamment le changement climatique). Pour cela nous devons élaborer une base de donnée avec les caractéritiques des différentes espèces. C’est un travail colossal et la participation d’étudiants est la bienvenue. Cela risque pourtant de ne pas être passionnant si nous ne participons pas au travail de réflexion derrière, ce qui est d’autant plus difficiles étant donné notre incompétence en modélisation et « faiblesse » en statistique. Néanmoins c’est intéressant de voir les discussions des écologues : les systèmes qu’ils étudient sont tellement complexes qu’il y a de nombreuses théories en discussion, avec des conséquences fort différentes mais pourtant non « tranchées ». C’est le cas de la stabilité des écosystèmes : les écosystèmes sont ils stables, avec une situation de « climax », c’est à dire un état d’équilibre ; ou au contraires ils fonctionnent sous forme de « cycles ».Je peux illustrer avec l’exemple des forêts mais on pourrais aussi le faire avec les marais, les dunes…. Si on laisse un terrain à l’abandon, va-t-il tendre vers une foret de hêtre uniforme, ou après un certain temps, une perturbation inévitable tel un feu de foret, un ouragan…va réinitialiser le système et lui permettre de régénérer ? Quel est l’influence de l’homme dans ces processus, quel est l’impact de l’aménagement du territoire avec la fragmentation des habitats et la diminution des perturbations de grandes échelles. Comment les gestionnaires doivent ils réagir, le public et les politiques ont une vision figées des écosystèmes, comment la faire évoluer en parrallèle des progres scientifiques. Bon, si vous vous sentez l’ame de forestier ou de biologistes je vous en reparlerais plus tard, pour les autres vous pouvez mettre de coté ce sac de questions foresto-philosophique.
Sinon, je profite de mon temps libre pour me renseigner sur les universités pour l’année prochaine, commencer à chercher un stage pour cet été… faire qqs virées à Paris, Bruxelle Amsterdam… Jm’en fais pas de trop !
Je mets également une photo de mes collègues de travail, Mukesh l’Indien (2ème en partant de la gauche) spécialisé en Système d’Information Géographique et Surya le Népalais(avc le champignon) . Je met une photo de pablo mon camarade de chambre. Ils sont bien sympa. Je donnerais plus de détails dans un prochain message.
A++++++
Me voici donc installé à Wageningen, dans la grande université agricole de Hollande. C’est en fait une petite ville, dont la moitié de la population doit être étudiante. L’université est spécialisée en agriculture et développement agricole. Pour ma part je travaille dans le laboratoire Alterra, spécialisé en sciences environnementales. Je suis attaché au groupe de Koenz Kramer , biologiste et informaticien modéliste(pour éviter la galère professionnel dans les années 80). Le projet actuel consiste à modéliser l’aptitude des ecosystemes à revenir à leur état initiales suites à des perturbations (notamment le changement climatique). Pour cela nous devons élaborer une base de donnée avec les caractéritiques des différentes espèces. C’est un travail colossal et la participation d’étudiants est la bienvenue. Cela risque pourtant de ne pas être passionnant si nous ne participons pas au travail de réflexion derrière, ce qui est d’autant plus difficiles étant donné notre incompétence en modélisation et « faiblesse » en statistique. Néanmoins c’est intéressant de voir les discussions des écologues : les systèmes qu’ils étudient sont tellement complexes qu’il y a de nombreuses théories en discussion, avec des conséquences fort différentes mais pourtant non « tranchées ». C’est le cas de la stabilité des écosystèmes : les écosystèmes sont ils stables, avec une situation de « climax », c’est à dire un état d’équilibre ; ou au contraires ils fonctionnent sous forme de « cycles ».Je peux illustrer avec l’exemple des forêts mais on pourrais aussi le faire avec les marais, les dunes…. Si on laisse un terrain à l’abandon, va-t-il tendre vers une foret de hêtre uniforme, ou après un certain temps, une perturbation inévitable tel un feu de foret, un ouragan…va réinitialiser le système et lui permettre de régénérer ? Quel est l’influence de l’homme dans ces processus, quel est l’impact de l’aménagement du territoire avec la fragmentation des habitats et la diminution des perturbations de grandes échelles. Comment les gestionnaires doivent ils réagir, le public et les politiques ont une vision figées des écosystèmes, comment la faire évoluer en parrallèle des progres scientifiques. Bon, si vous vous sentez l’ame de forestier ou de biologistes je vous en reparlerais plus tard, pour les autres vous pouvez mettre de coté ce sac de questions foresto-philosophique.
Sinon, je profite de mon temps libre pour me renseigner sur les universités pour l’année prochaine, commencer à chercher un stage pour cet été… faire qqs virées à Paris, Bruxelle Amsterdam… Jm’en fais pas de trop !
Je mets également une photo de mes collègues de travail, Mukesh l’Indien (2ème en partant de la gauche) spécialisé en Système d’Information Géographique et Surya le Népalais(avc le champignon) . Je met une photo de pablo mon camarade de chambre. Ils sont bien sympa. Je donnerais plus de détails dans un prochain message.
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